Le grand Tour au XVIIIe siècle et l’invention de l’amateur
Évènement
19 jan. 2027
Hors les murs
Espace Argence
par les Amis des musées d’Art et d’Histoire
Gratuit (dans la limite des places disponibles)
par Catherine Koenig, historienne d’Art
Depuis quand parle-t-on d’art italien ou d’art flamand ? Au XVIIIe siècle, la péninsule italienne est visitée par des aristocrates, des riches voyageurs qui se piquent de curiosité pour les trésors amassés, les œuvres d’art exposées et les sculptures antiques réunies durant des générations par les grandes familles princières italiennes. Les visiteurs amateurs d’art se lancent dans le Grand tour de l’Italie, de Milan à Naples, de Venise à Florence, de Sienne à Rome. D’une ville à l’autre, les amateurs toujours plus éclairés veulent rapporter une œuvre d’art et ils deviennent des touristes, c’est à celui qui ramènera le souvenir le plus mémorable des lieux traversés.
Ce nouvel amour intéressé de l’art et de la culture sera à l’origine de la création des musées dans les capitales du nord de l’Europe et du développement des collections de peinture élaborées à partir de leur lieu d’origine. Petit à petit, on va parler d’art italien, d’art flamand, d’art anglais, allemand, espagnol bien avant que naissent les états nations au XIXe siècle.